Leïla et les filles perdues de Odile Maskens.

Catégorie : Littérature francophone.


Résumé :

Récit inspiré de Peter Pan de James Matthew Barrie. L’histoire ici narrée, truffée de dialogues et d’images enfantines parfois légères parfois graves, Leïla et les filles perdues est un clin d’oeil à nos propres enfances, et un éclairage sur notre manière d’exister quand on est apparemment devenu adulte. Adulte, vraiment ? Car, dites-moi, comment et pourquoi sortir de la petite case de l’enfance ?


Avis :

Je remercie Odile Maskens, ainsi que les Éditions Academia de m’avoir confié ce service presse. La quatrième de couverture m’a interpellée. Comment résister à une œuvre inspirée de Peter Pan, ce héros de mes jeunes années ? J’avais hâte de plonger dans cet univers, à la fois féérique et dangereux, et de vivre une autre aventure riche en surprises et en rebondissements.

Nous faisons la connaissance d’un couple singulier et de leurs trois enfants : Tim, Louise et Rose. Leurs parents les aiment, mais Mathilde, la mère, calcule tout. Victor, lui, ne l’entend pas toujours de cette oreille, mais visiblement, il n’a guère droit à la parole au sein du foyer. Leurs décisions sont parfois surprenantes ! D’ailleurs, vous vous demanderez peut-être : qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans cette famille ?

Les trois enfants ignorent encore qu’ils s’apprêtent à faire une rencontre qui changera le cours de leur destin. Un jour, Leïla fait irruption dans leur quotidien. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Que veut-elle ? Tim, Louise et Rose l’apprendront à leurs dépens.

À l’issue d’un voyage aussi insolite qu’extraordinaire, ils vont atterrir sur l’Île Irréelle. Un endroit hors du temps et de l’espace. Ils apprendront à connaître les différentes habitantes, mais attention, si certaines sont pacifiques, d’autres en revanche, inspirent la plus grande méfiance.

Nos trois invités parviendront-ils à s’adapter à ce nouvel environnement ? Leur arrivée n’est peut-être pas due au hasard. Tim sera-t-il apte à mener à bien sa mission ? Ses sœurs parviendront-elles à comprendre leurs us et coutumes de chacun des peuples ? Tout paraît
surréaliste, et pourtant…

Au fil des pages, nous apprendrons à connaître le mode de fonctionnement de l’île. Nous croiserons les filles perdues. Nous découvrirons également l’existence des Féetauds, des flibustières, et des Squaws.

Nous naviguerons dans un monde hostile, car Joséphine Main De Fer rode, et compte bien semer la terreur parmi la population.

Odile Maskens nous offre une intrigue rythmée, très bien ficelée. Elle possède un sens du détail accu et nous dépeint la diversité des paysages et des lieux visités. Nous naviguons entre mer et terre et participons pleinement à l’aventure.


L’histoire qui nous est comptée ravivera nos souvenirs d’enfance. Même si par moment, nous faisons un parallèle entre « Peter Pan » et « Leïla et les filles perdues » en rapport avec les personnages. Le récit, lui, ne se compare pas.

Vous assisterez à des scènes touchantes, mais aussi à des combats menés avec bravoure et témérité. Qu’adviendra-t-il de nos héros ? Sortiront-ils indemnes de ce périple semé d’embûches  ?

L’incertitude et le suspense montent crescendo.

Un premier roman qui fera le bonheur des jeunes et des moins jeunes.

Une lecture très plaisante qui met du baume au cœur.

N’hésitez pas, laissez-vous tenter !


Extraits et citations :

« Les fillettes étaient désolées pour La Poisse. Elle l’étaient encore plus pour elles-mêmes. Quand La Poisse fit un pas vers elles, toutes lui tournèrent le dos. Son visage était livide. Cependant une dignité nouvelle émanait de sa personne. »


« — Il y a longtemps, je croyais comme vous, que mon père laisserait toujours la fenêtre ouverte pour moi. Confiante, je suis partie loin, pendant des lunes et des lunes et des lunes. Puis je repris mon envol pour rentrer. Mais la fenêtre était fermée. Mon père avait tout oublié de moi. Et il y avait une autre petite fille endormie dans mon lit. »


« Aussi longtemps que Leïla vivrait, cette femme torturée aurait le sentiment d’être une lionne en cage, narguée par un moineau. »


@odile Maskens

Note 4/5


Lien Éditions Academia

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