Dans l’ombre des Jasmins de Franzo Pizarro.

Éditions du Saule.

Catégorie : Témoignage autobiographique.


Résumé :

Elliot Pratt est un jeune homme de dix-huit ans réservé, bienveillant et bien peu sûr de lui. 

Cet été, au lieu de partir en vacances comme tous ses amis, il choisit de travailler pour la toute première fois de sa vie. Un choix réfléchi pour subvenir lui-même à certains de ses besoins. Ainsi, il décide de tenter sa chance et d’envoyer son curriculum vitae à la maison de retraite du coin. Sa sœur y avait travaillé peu de temps avant lui et en avait tiré une bonne expérience, alors, que pouvait-il bien lui arriver de mal ?

Déterminé suite à la réponse positive qu’il a reçue, Elliot franchit avec innocence la porte de la résidence des Jasmins et découvre le monde du travail à travers un regard nouveau, et tente d’y trouver sa place.

Mais entre comportements révoltants et injustice flagrante, Elliot va se rendre compte qu’il a mis le pied dans un endroit dont il ne sortira pas indemne…

Franzo Pizarro nous livre dans ce témoignage romancé sa découverte du monde du travail et la vie au sein d’un EHPAD aussi bien du côté des employés que des résidents.

En l’accompagnant, vous découvrirez un monde où joie, peine, grandeur d’âme et ignominie ne cessent de s’entremêler.


Avis :

Je remercie les Éditions du Saule de m’avoir confié ce service presse, mais aussi pour leur confiance renouvelée. La quatrième de couverture m’a interpellée, car à 18 ans, rares sont ceux qui osent s’aventurer dans ce genre d’endroits pour effectuer leur premier emploi saisonnier. J’avais hâte de commencer cette lecture et de suivre le parcours de ce jeune homme entre les murs de la résidence des Jasmins.

Nous faisons donc la connaissance d’Elliot qui s’apprête à débuter son job d’été en tant que « Mister Canicule ». Le jeune homme plein d’entrain et de motivation a réussi avec brio son entretien d’embauche. Et la directrice lui fait signer son contrat sans l’ombre d’une hésitation. La dénomination du poste peut prêter à sourire, mais non, vous ne rêvez pas ! Durant cette période estivale, il devra s’assurer que chaque résident s’hydrate suffisamment. Sa mission s’avérera parfois plus complexe qu’il n’y paraît.

À cet instant, notre nouvelle recrue ne se doute pas encore que ce job d’été n’est qu’un début.

À son entrée aux Jasmins, nous découvrons un jeune homme altruiste qui ne rechigne pas à la tâche. Attention, les qualités très appréciées d’Elliot pourraient bien lui jouer des tours !

Au fil des pages, l’auteur nous immerge dans son quotidien, ponctué de joies, de peines, et d’indignation.

Elliot parviendra-t-il à résister à la pression qui s’abat sur ses épaules au fil du temps ? À force de donner le meilleur de lui-même et de tirer sur la corde, ne risque-t-il pas d’en payer le prix ?


En effet, parallèlement à ses études, Elliot obtiendra d’autres emplois pour lesquels il n’a pas les qualifications requises et devra se former sur le tas, à ses dépends ! Il y consacrera ses week-ends et semaines de vacances. La directrice le sollicitant très souvent pour de nouveaux contrats de travail qu’il n’ose pas refuser. À t-elle flairé le bon pigeon ?

Franzo Pizarro cite des anecdotes vécues puis évoque à la fois ses relations avec les résidents, mais aussi avec le personnel. Nous mesurerons alors l’ampleur des problèmes qui surgissent jour après jour, ainsi que les conséquences dramatiques qui en découlent.


Les salariés s’essoufflent pendant que les personnes âgées n’aspirent qu’à une seule chose : terminer leur existence dans la dignité.

L’expérience d’Elliot lui permettra-t-elle de mettre le holà ?

Certes, le jeune homme à le cœur est meurtri, car il s’est attaché aux résidents et à certains collègues de travail, mais parviendra-t-il à faire les bons choix ?

Sortira-t-il de l’engrenage infernal dans lequel il est tombé ? Réussira-t-il enfin à tourner la page pour poursuivre le cours de son destin ?

Un roman très instructif et édifiant.

Une belle découverte.




Extraits et citations :

« À ce moment-là, le gamin que j’étais était heureux de bientôt travailler et de la mission importante qu’on venait de lui confier. À cet instant précis, j’étais vraiment rempli d’espoirs et prêt à conquérir le monde. »


« Ce qui est sûr, c’était que pour la première fois, en plus de la fatigue due à ce travail qui ne me plaisait pas vraiment, je voulais que ça s’arrête. Que le temps se suspende. Je voulais quitter cet endroit et toutes ces situations incompréhensibles qui se succédaient invraisemblablement les une après les autres. »


« Je pense qu’elle en aurait fait un syncope. Laisser de la vaisselle sale derrière soi pour ne pas rater des épisodes d’une série télé, fallait quand même oser. En même temps… Pourquoi fallait-il que cette série soit aussi géniale ? »

@Franzo Pizzaro

Note : 4/5

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