Ma dame aux oiseaux de Virginie Desbois.

Auteure auto-éditée.

Catégorie : Roman contemporain/Voyage initiatique.



Résumé :

Comment se construire quand on est sans cesse chahutée par de trop intenses émotions ? 
Comment se lier aux autres quand ils semblent toujours inaccessibles, cachés par un épais brouillard d’incommunicabilité ? 
Voilà les questions qui se posent à la narratrice de cette histoire, au seuil de sa vie d’adulte. 
Heureusement, pour éclairer un chemin sombre, il suffit parfois simplement d’une rencontre. 
Une rencontre qui lui fera mettre un mot sur sa différence et, au-delà de celle-ci, découvrir enfin l’amitié.



Avis :

Je remercie Virginie Desbois de m’avoir confié son service presse, mais aussi pour sa confiance. La quatrième de couverture m’a interpellée, car nous percevons à la fois de la tristesse, mais aussi une lueur d’espoir en lisant ces quelques lignes. J’avais donc hâte de me plonger dans cette lecture afin de découvrir l’histoire ainsi que la plume de l’auteure.

Le récit est entièrement écrit à la première personne. La narratrice est au seuil de sa vie d’adulte et son quotidien est semé d’embûches. Elle éprouve de terribles difficultés à communiquer avec autrui. Au lycée, elle ne tisse aucun lien social et se perçoit comme « une extraterrestre ». Chez elle, la situation est loin d’être idyllique ! Elle vit dans une famille recomposée et ne se sent pas à sa place !

D’où vient ce sentiment d’infériorité qui l’oppresse chaque jour d’avantage ? La confiance est un mot banni de son vocabulaire. Mais au regard de ce qu’elle affronte constamment, comment cela pourrait-il en être autrement ?

Sa mère et son beau-père ne l’aident pas à sortir de ce marasme affectif. Au contraire, elle se sent en permanence offensée. Notre héroïne se bat contre des moulins et échoue dans toutes ses tentatives de rapprochements.

De nombreuses questions hantent son esprit. Consciente d’une différence qu’elle n’arrive pas à identifier, elle se heurte constamment à l’incompréhension et au jugement des siens.

Pour la première fois de son existence, elle ne suivra pas ses parents pendant les vacances scolaires. En effet, suite à une dispute, elle décidera enfin de l’endroit où elle désire se rendre. Aura-t-elle la force de partir seule ? De larguer les amarres ?

La peur n’efface pas le danger, mais la jeune femme souhaite inverser le cours de son destin. Connaît-elle suffisamment le monde extérieur pour s’y aventurer ? Sera-t-elle capable d’évoluer les risques qu’elle prendra et les dangers auxquels elle s’exposera ?

Virginie Desbois offre au lecteur la possibilité de suivre le parcours du combattant que livre notre héroïne pour tenter de rentrer dans le moule. Cependant, nous mesurons l’ampleur de la tâche qu’elle entreprend et percevons les pensées qui la submergent.

Au moment où le découragement est à son comble, le destin s’apprête à mettre sur son chemi
n Caroline. La jeune acceptera cette main tendue ?

Ne dit-on pas que certaines rencontres ne sont dues au hasard ?

Caroline lui permettra-t-elle de comprendre qu’elle n’est pas responsable du rejet dont elle est constamment victime. Trouvera-t-elle les clefs qui lui permettront d’identifier le mal qui la ronge ? Acceptera-t-elle enfin de s’aimer comme elle est ?

Ne dit-on pas que pour aimer les autres, il faut commencer par s’aimer soit même ?

Virginie Desbois nous transmet de très beaux messages porteurs d’espoir. Elle aborde un sujet délicat, voire tabou, avec une extrême justesse. Elle nous ouvre les portes d’un « monde » très méconnu du commun des mortels.

Une histoire intéressante et touchante qui ne vous laissera pas indifférent.

Un petit bémol : ce récit comporte une particularité qui m’a perturbée durant un temps. Puis au fil des pages, j’ai compris que le choix de l’auteure était certainement en rapport avec le thème abordé.

Un roman riche en enseignements et en émotions.

Une belle leçon de vie et d’espoir, malgré l’adversité.



Extraits et citations :

« J’avais toujours ce douloureux sentiment d’être moins aimée qu’elle, d’être moins légitime dans cette famille recomposée, d’y être simplement tolérée comme quelque chose d’inévitable, sans que ma présence soit réellement désirée. »


« Et surtout, cela mettait un terme, enfin, à ces longs mois de doutes, à cette période que je venais de vivre comme en suspens, coincée entre deux mondes, ne sachant plus réellement qui j’étais, ne voulant pas me raccrocher à une identité qui n’était peut-être pas la mienne, mais incapable de vivre encore comme je le faisais auparavant sans y penser, sans en être révoltée, sans en être effrayée. »


@Virginie Desbois

Note 4/5


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